humeurencouleur

Verdun, dans la meuse, est la capitale mondiale de la paix.
Arsène lux est le maire de cette petite ville de campagne forte d'environ 20.000 âmes.
Qui dit capitale de la paix avec colombe comme image de marque dit normalement art de vivre, partage, communion et tout le toutim ou tintouin, c'est au choix.
Que neni et que diable neni, le maire ci-avant nommé n'entend pas être le fer de lance de la paix sur terre et encore moins à verdun.
Loin de lui toute idée de compassion et encore plus d'acceptation des idées des autres surtout quand ces dernières ne lui sont pas favorable pour deux sous.
Le bougre d'homme a exigé du quotidien local l'est républicain, l'équivalent de notre nice matin tout de même, le licenciement du journaliste qui couvre l'actualité verdunoise car ce salarié sans peur et sans reproche n'était pas assez conciliant envers lui, le grand arsène lux. Lumineux n'est'il pas ???
Bien évidemment, la direction de l'est républicain a envoyé l'arsène lux dans les cordes et c'est très bien ainsi d'autant plus que c'est comme cela que ce doit être.
Arsène lux a brillé par sa noirceur d'âme et a oublié qu'il était maire d'une ville française et pas le despote d'un état de non droit.
Si vous vous demandez pourquoi moi, habitant de la délicieuse ville de nice, je m'insurge et m'inscrit en faux devant un tel comportement c'est parce que ce maire est à l'image du bonapartisme ambiant que l'on nous masque maladroitement pour ne pas dire gauchement.
L'autre raison, plus personnelle celle-ci, est que ma première bouffée d'oxygène, quand je suis sorti du ventre de ma mère, c'est à verdun qu'elle a eu lieu. Alors les champs de bataille et les tranchées, je connais.
Nom de zeus, boutez hors de meuse cet impudent et grossier personnage qui a pris verdun pour austerlitz et faites que pour lui, aux prochaines élections démocratiques françaises, ce soit waterloo.

Lun 28 sep 2009 4 commentaires
salut
ben c'est arrivé chez moi dans une petite ville
je ne sais pas si c'est le correspondant qui a bien voulu déménagé mais il est certain qu''elle n'est plus là
bonne journée
bunny le chti - le 29/09/2009 à 14h47
Elle est peut-être ne vacances prolongées .....................
DID
Se que j'ai du mal à comprendre, c'est pourquoi les francais, par essence intelligents, vote toujours aussi mal ! Il y a de la magie dans tout ça, Que merdasse !
Bisous DID
Nettoue
nettoue - le 29/09/2009 à 15h12
De la sorcellerie dirons nous.
DID
Coucou Did, je me rappelais des liens qui t'unissait à cette ville et je comprend ton désarroi devant les frasques de cet Arsène Lux(pin) qui est loin d'être un gentleman ...
Muad85 - le 29/09/2009 à 20h32
Et sans fleur en plus.
DID
"VERRE D'EAU"
 
On l'appelait ironiquement "Verre d'eau".
 
Auguste était un vieil ivrogne sans nom.
 
Hydraté dès le lever avec la pire des piquettes, la matinée se terminait invariablement dans une noyade de tonnerre et de feu, la grosse gnôle prenant vite le relais des p'tits canons...
 
A travers cette voluptueuse agonie de sa conscience le buveur nageait, tour à tour hilare, hébété, larmoyant, dans ce qui semblait être son véritable élément : un univers sinistre d'amnésie tranchante et de gaité frelatée.
 
Soixante-cinq ans que cela durait. Une existence entière vouée à l'ivrognerie la plus crasse.
 
L'on s'étonnait d'ailleurs que "Verre d'eau" fût encore de ce monde après cette longue vie arrosée des pisses de Bacchus.
 
Mais il était solide l'Auguste ! Faut-il qu'il y ait un Dieu pour les assoiffés sans fond... Il est vrai qu'il avait survécu aux tranchées de la "14". A le voir ainsi, lamentable, abreuvé d'indignité, dégueulant son ivresse, qui l'eût cru ?
 
Après avoir traversé l'enfer de la Grande Guerre, qu'est-ce qui aurait donc pu l'abattre ? Pour ce passé héroïque on pouvait bien lui pardonner son vice, au vieil Auguste... Son statut de vétéran le maintenait malgré tout en estime dans le coeur de ses concitoyens navrés de le voir chanter ses "gnôleries" du matin au soir.
 
Lui, ne parlait jamais des tranchées. Soûl à toutes heures de sa vie, comment aurait-il pu tenir une conversation cohérente sur quelque grave sujet ? Même lors des commémorations annuelles, il recevait l'accolade du maire l'haleine chargée de tous les alcools du diable... Se souvenait-il encore au moins de sa jeunesse dans la boue des combats ?
 
"Verre d'eau" finit par mourir dans un dernier hoquet désespéré dédié à la vigne qui, depuis l'âge de vingt-deux ans, l'avait aidé à vivre.
 
A oublier surtout.
 
Il buvait comme un trou depuis l'âge de vingt deux ans... C'était en 1918, la fin de la guerre. Celui que désormais on allait bientôt surnommer malicieusement "Verre d'eau" venait d'être démobilisé. Vingt-deux ans et déjà toute l'horreur des tranchées dans le regard.
 
Pauvre "Verre d'eau" ! Homme pitoyable, misérable, lamentable, mais surtout âme sensible brisée en pleine jeunesse, nul ne saura jamais son secret d'ivrogne.
 
On inhuma bien vite le défunt sans famille.
 
Nul ne sut que ce sobriquet de "Verre d'eau" sonnait aussi juste chez lui, deux syllabes lourdes comme le son du glas, sombres tel le chant fatal de l'airain...
 
"Verre d'eau" : des sons clairs et sereins si proches des sons de l'enfer. Des sons qui, ironie du destin, rappelaient son drame, poignant.
 
Car le drame de "Verre d'eau" c'était...
 
Verdun.
 
Raphaël Zacharie de IZARRA
Raphaël Zacharie de IZARRA - le 29/11/2009 à 21h27
Belle prose et beau site que le tiens.
DID