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VIVRE JEUNE, MOURIR VIEUX
Il est environ 14h00 lorsque je me décide enfin à poser mes fesses sur une chaise verte après trois heures de marches à déambuler dans les rues de paris et, comble de joie purement parisienne, sous un soleil estival qui ferait palir de jalousie ma bonne vieille ville de Nice.
Je me suis collé le fondement à l'ombre d'un platane, ils sont légions dans le coin, en face de la place de la concorde où trône fièrement, bande d'ignares incultes, l'obélisque et aux pieds duquel quelques ouvriers s'attachent à finir d'installer la tribune présidentielle pour le défilé du 14 juillet.
Défilé du 14 juillet pour lequel j'ai décliné l'invitation en raison d'un rendez-vous des plus importants avec une autre ville chère à mon coeur qui n'est autre que Bruxelle et où, comble d'ivresses mousseuses, réside mon cousin.
Une chose est sûre, paris est bien la capitale mondiale du tourisme et si la France recevait 1 centimes d'euros pour chaque photo prise, je ne prend aucun risque à affirmer que le trou de la sécu et une bonne partie de la dette française serait bouché et épongé depuis belle lurette.
Mais ceci, ne nous le cachons pas est une simple vue de l'esprit que tout bon esprit normalement constitué réfute tout de go et le pendable qui oserait appliquer une telle perfidie ne vaudrait pas le centime qu'il réclamme.
Mais je suis un bien piétre conteur puisque j'ai ommis de vous préciser que la chaise verte qui supporte mes deux croissants de lune et située elle même sous ledit platane indiqué plus avant qui se trouve lui, pour sa part, dans le jardin des tuileries.
Un jardin très typiquement parisien avec fontaine, arbres, herbe verte et du sable de mauvaise qualité faisant plus de poussière qu'autre chose.
Sans oublier que la tranquilité des lieux ne saurait être si le pochtron du coin n'y mettait pas du sien, mais bon, il faut bien qu'alcoolisme se passe.
Quant à la tour eiffel sous laquelle je suis passé en pourfandant des hordes de barbares venues la conquérir, il faut vraiment le vouloir ou avoir fait le déplacement dans le seul but de la visiter.
En effet, on se retrouve au beau milieu d'une foule bigarrée attendant en rang d'oignons sous les quatre pieds de la vieille dame de fer pour y grimper, ce n'est plus une visite de courtoisie mais une sainte croisade.
Je vous fais abstraction des voleurs, pardon, des vendeurs de colifichets à l'effigie de ladite dame de fer qui vous agitent leurs breloques à deux balles sous les yeux.
Allez, on reprend son baton de pélerin et direction chatelet les halles où une petite visite diurne, je précise, de la rue saint denis n'est pas pour me déplaire.
Au passage, un petit tour du coté de beaubourg et le tour sera joué pour aujourd'hui.
Que voilà un beau voyage en pays de connaissance.
D'excellents moments pour d'excellentes vacances