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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 14:00

On a rafraichit récemment ma mémoire sélective en soumettant à cette dernière une question toujours d'actualité et soulevée chaque fois à déraison par les éclésiastiques qui, telle la kabale, a posé, elle aussi, d'autres questions dont la hauteur philosophique ne se mesure que sur l'échelle des valeurs que nous lui attribuons et qui de facto nous sont propres.

Cette question dont la réponse est insidieusement sous-entendue par ceux qui la pose est la suivante :

La pilule du jour d'après ou si vous préférez celle du lendemain peut-elle être considérée comme un avortement ou en des termes plus clairs comme un infanticide ?

Théorie soutenue par l'église je vous le rappelle.

Je n'ai nullement la prétention d'infuser la science et de détenir en mon fort intérieur cette vérité qui n'est pas forcément la vôtre mais deviser sur autre chose que la capacité des bourses à ne pas s'assécher est on ne peu plus agréable.

Ainsi donc, si d'aventure nous dressons devant nous les mâts des bois pour opposer de suite une fin de non recevoir aux partisans du NON et camper fermement sur notre position du OUI, le débat s'en trouve tout de suite réduit à l'acte sexuel et à la capacité des deux protagonistes en présence à se refuser l'un à l'autre pour ne pas pratiquer le coït procréateur durant les instants propices à la procréation et ce pour sauver l'honneur.

Mais la nature étant bien faite, cette dernière en cas de besoin, sait s'adapter et provoquer une légère perturbation hormonale venant modifier le cycle des saisons pour arriver à ses fins.

Toutefois, s'arrêter en si bon chemin ne me convient pas et résumer la réponse à la seule abstinence me répugne.

Continuons donc le raisonnement du dictat religieux et glissons sur la spirale infernale vers laquelle l'affirmative de leur position nous mène.

En effet, que devons nous penser de la masturbation masculine sinon qu'il s'agir là d'un génocide prémédité de sang froid et de mains fermes et qui nous montre que l'homme est une bête sanguinaire du fait qu'il ne s'agit plus d'un oeuf fécondé mais de milliards d'êtres en puissance. Un tueur en série qui s'ignore et qui en jouit.

Mieux encore, que dire de la fellation sinon qu'elle fait monter d'un cran l'horreur engendrée par la masturbation car à cette dernière s'ajoute un acte de cannibalisme avéré dont beaucoup se délectent et ce, qu'il s'agisse du fellationné ou de la fellatrice quand ce n'est pas, vade retro satanas, du fellateur.

Mais le paroxysme de l'horreur reste à venir car les deux pratiques ci avant sont de la roupie de sansonnet puisque l'homme a mis à sa disposition des armes de destructions massives sans imaginer une seule seconde qu'elles avaient le pouvoir d'engendrer d'atroces souffrances car, égoistement, l'homme n'a vu que le but à atteindre qui n'est autre que le plaisir.

Cependant, avant de vous faire basculer dans l'inconcevable légéreté de l'être, la plus vieille arme et donc la moins efficace et le coït interrompu qui lorsqu'il est maitrisé, envoi au mieux les tétards se fracasser sur une peau laiteuse et au pire constater l'efficacité des sucs gastriques ce qui, avouons le tout de même, et dans les deux cas cités, est l'annonce d'une mort lente d'un sadisme frollant la camisole de force.

Mais la science, instrument maléfique de l'imagination débordante des hommes se sert de la nature elle même pour mettre au point de nouvelles armes portatives ayant déjà démontré l'horreur que je vous annonçait plus avant.

Pour les femmes, la plus répandue est la pilule contraceptive, cette arme chimique est radicale et annihile tout espoir, même fugace, de survie vaginale et encore moins utérienne.

Simple, portative, rapide, efficace, une arme de professionnel parfaite pour le combat rapproché.

Pour les hommes, le must, le top du top n'est autre que le préservatif. Une arme sobre, discrète, ludique, acceuillante, toujours prête mais d'un perversité diabolique.

Rendez-vous compte qu'après avoir carressé l'espoir de rencontrer enfin l'ovule tant désiré, la fougue de l'armée des antres se brise sur l'invisible et invincible paroie en latex et meurt dans d'atroces convulsions asphyxiantes.

Que de barbarie dans l'acte d'amour qui se doit pourtant de célébrer la vie.

Et pourtant, malgré l'intensité des propos tenus au dessus de la présente phrase, je vous répond, je vous affirme que je suis un partisan du NON et je vous signe ceci avec fermeté.

J'envoie par la même occasion balader les éclésiastiques de tout bord venant donner des leçons de morale qu'ils n'ont pas respecté et qu'ils ne nous appartient nullement d'expier leurs fautes passées.

Je vous souhaite de bonnes parties de jambes en l'air.

Par DID - Publié dans : amour - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Commentaires

Voilà qui est bien dit et je seconde votre motion.

Commentaire n°1 posté par Ari Amy le 17/11/2011 à 22h30

Que te dire sinon merci Ari

Réponse de DID le 19/11/2011 à 07h37
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