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VIVRE JEUNE, MOURIR VIEUX
Décidément, cette année 2011 ne semble pas vouloir nous réserver une seule bonne surprise et ce même si le plus pessimiste des optimistes se targuerait d'avoir des raisons de croire en l'arrivée imminente d'à minima une bonne nouvelle, histoire que nous enterrions 2011 avec un peu de mousseux et souhaiter, entre la mirabelle et le sauté aux cerises le meilleur à chacun pour 2012.
Cette fois-ci, soyons en sûr et que ceux qui doutaient encore se rassure, ils vont devoir se faire une raison que ma raison m'interdit de congédier.
Les licenciements sont passés par là, ils repasseront par là et le chômage est en hausse et si son exponentialité n'est pas encore de mise, je ne parierais pas un peso, fût-il symbolique, sur l'inversion de cette tendance tendancieuse en 2012 et me projeter vers l'infini et l'au delà reléverait du subversif.
Heureux les simples d'esprit qui ont bu les paroles mielleuses de nicolas sarkozy et de sa clique, plus prompts à promettre monts et merveilles un jour et à retirer tout espoir suscité dès potron minet le lendemain qu'à agir pour le bien de la France et des français.
Hélas pour nous, le chômage n'est pas le seul à compter de nouveaux adeptes dans ses rangs.
Il en est de même chez les gredins, les malotrus, les voyous, les karchérisés sarkozien, les bandits de carrefours vidéosurveillés, les délinquants à la petite semaine, les gangsters en couche culotte, les outranciers du verbe incapables d'aligner trois mots sans vilipender leur semblant de phrase par dix fautes à la seconde.
Plus courageux pour piquer le sac à mins d'une grand-mère que de suer du front et des aiselles en bossant dur une pelle à la main pour les plus agés ou devant un kafkayen problème de remplissage de baignoire pour ceux dont l'école est un concept plutôt qu'un lieu d'élévation de l'esprit.
Il en est aussi de cette satanée flambée des prix et pas que des bananes usagées que l'on a tenté en vain de nous masquer et qui à l'instar du chômage suit, elle, une courbe plus qu'exponentielle.
Pour noël, un plein d'essence aurait ravi plus d'un plutôt qu'une boite de rillette en entrée mais nous n'avons pas les mêmes valeurs.
Sa cousine la pauvreté a, elle aussi, grandi et gagné du terrain et l'appel au secours lançé par les restos du coeur alors que la saison de la distribution des repas aux plus démunis vient de démarrer est plus qu'un témoin d'alerte, qu'un clignotant avertissant d'un danger imminant, c'est un fléau social en gestation, une cocotte minute en ébullition sans soupape de sécurité, un tsunami humanitaire.
Mais le pire dans cet état défait, dans cette sinistrose ambiante qui cache encore son nom et son visage, dans cette gargantuesque panade, c'est qu'ils nous prennent pour des analphabètes, des atrophiés du bulbe, des ânes de foire à neuneux, des bipèdes écervelés ou si ces mots ne vous parlent pas, voici ce que le plus déscolarisé d'entre nous devrait comprendre, ils nous prennent pour cons.
Ils insultent chaque jour le peu d'intelligence, de fierté et d'amour propre qui nous reste et ils se gaussent, pavoisent et ripaillent sur le dos de la politesse nous empêchant encore aujourd'hui de nous indigner en masse et lorsque la grève devient l'ultime désespoir, faute de considération sociale, comme toute bonne dictature qui se respecte, ils envoient la maréchaussée matraquer les insurgés et réduire à néant la rebellion et cela, c'est triste, mais personne n'a semble t'il pris conscience de ce qui vient de se passer dans les aéroports français.
Doit on hausser le ton, hisser des baricades ou continuer à pantalon baisser ?
VOS AVIS