Partager l'article ! AGNES, 13 ANS, VIOLEE, ASSASSINEE: Les cris de protestation n'ont pas eu d'écho à travers les arbres et l'odeur âcre de la chaire carbonisée ...
VIVRE JEUNE, MOURIR VIEUX
Les cris de protestation n'ont pas eu d'écho à travers les arbres et l'odeur âcre de la chaire carbonisée c'est fondue dans ce petit bois pendant que le monstre regagnait tranquillement sa vie de tous les jours comme s'il revenait du travail avec le sentiment du devoir accompli.
Ce matin là, agnés ne répond pas à l'appel de son nom et n'y répondra plus au grand désespoir de ses parents, de sa famille, de ses amis et des anonymes.
Angoisse des uns et des autres, détresse palpable face à ce vide, images horribles qui se bousculent et que l'on éloigne de ses pensées pour ne pas croire au pire, appels au secours qu'on ne dit pas mais qui sont si intenses, si puissants que les mots eux-mêmes s'effacent.
On cherche, partout, on interroge, on réfléchit, on panique souvent, on suit des pistes jusqu'à n'en avoir plus qu'une qui est la bonne et enfin on trouve ce que l'on se refusait, ce que l'on ne voulait surtout pas trouver mais c'est là, devant nous.
Agnés est là, le corps dénudé, calciné, mutilé. Tristesse et révolte s'empare des enquêteurs qui malgré leur expérience ne peuvent rester de marbre face à ce nouveau crime venant alimenter les sombres statistiques du côté obscur de l'homme.
Pourquoi ne s'enfuit elle pas cette bête immonde revenant se gargariser, se féliciter de sa barbarie ?
Une victime de plus qui va faire couler beaucoup de larmes et beaucoup d'encre mais qui, hélas, ne fera pas changer l'ordre du monde.
Ils auront beau s'agiter dans tous les sens, vilipender des quidams perdus dans les incohérences de la loi, réclamer des mesures, des sanctions exemplaires et une énième réforme de la justice et de l'application de cette dernière, mais demain, demain, il y aura un autre crime, un autre meurtre et ils vociféreront à nouveau, encore et encore, avec la certitude d'avoir fait le maximum et ainsi soulager leur conscience.
Avec le temps, avec le temps, tout ne s'en va pas, non, tout ne s'en va pas.
VOS AVIS