VIVRE JEUNE, MOURIR VIEUX
Nous sommes tous, pour des raisons qui nous sont propres, sous le choc après le drame atroce qui c'est produit
dernièrement en isère.
Le jeune Valentin, à qui normalement l'avenir devait sourire, a eu la malchance de trouver sur son chemin un homme, que dis-je, une bête fauve qui l'a sauvagement assassiné de sang froid.
Un barbare de la pire espèce qui ne mérite pas que l'on se penche sur son passé pour justifier quoique ce soit et encore moins expliquer un tel déchainement de haine gratuite.
Les faits, rien que les faits.
Valentin, 11 ans, en vacances.
Un homme, un couteau, en errance.
La rencontre, la douleur, l'horreur.
L'un est mort, l'autre est en vie.
Pas la peine d'en rajouter me direz-vous et pourtant.
Avant même la mise en examen du prévenu, on nous le présente comme une personne irresponsable.
44 coups de couteau, difficille de croire à un acte irresponsable.
Comment, humainement parlant et en allant chercher au plus profond de soi-même, peut-on tolèrer, penser, que le sadisme déployé puisse être l'objet d'un futur suivi psychiatrique, de soins
appropriés, d'un cadre de vie, certes avec des barreaux, mais néammoins confortable qui lui permettront de vivre vieux aux frais de la princesse?
Alors que Valentin, lui, n'aura vécu qu'un peu plus de 11 ans.
J'ai de plus en plus de mal à accepter l'idée que ceux qui se retrouvent six pieds sous terre par la faute d'assoiffés de sang soient si peu considérés.
La vie n'a pas de prix mais a infiniment de valeur et jusqu'à présent, la vie des assassins a plus de valeur que celles de leurs victimes.
C'est comme si, chaque jour qui passe, on allait cracher sur les tombes des victimes pour bien rappeler à ceux qui souffrent de l'absence d'un être cher qu'ils n'ont que leurs yeux pour pleurer,
qu'ils ne doivent rien attendre mais qu'au contraire, ils doivent donner et pardonner.
Coupable mais pas responsable, c'est méprisable.
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