Lundi 6 mars 2006
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21:09
Ce week-end, j'ai eu le plaisir, la joie d'assister à ce que j'appelle un instant fugace de bonheur.
Samedi après-midi, ma fille avait invité ses copines et copains à venir fêter son anniversaire à la maison. Ils étaient huit au total.
Et ces moments là sont magiques, pour ne pas dire d'un autre monde où en dehors du temps.
A huit, c'est là l'avantage, les conversations ont évolué, les jeux ont changé et sont plus réfléchis. Ils arrivent presque à s'occuper seul d'eux-même. On est juste là en tant qu'adulte responsable pour servir de trait d'union à la fête.
On rythme le temps uniquement avec l'arrivée du gateau et le soufflage des bougies.
Pour l'anecdote, ils ne mangent jamais du gateau, quelqu'il soit. Mais il faut qu'il y est un gateau sinon la fête est gâchée. Cherchez pas c'est comme ça.
Mais fort heureusement, après le gateau, il y a l'ouverture des cadeaux.
Et c'est à ce moment que tout bascule, que le temps s'arrête, que vous êtes comme eux et que vous profitez avec des yeux humides à la scène qui se déroule devant vous.
C'est cela que j'appelle un instant fugace de bonheur, cette fameuse ouverture des cadeaux.
Pourquoi, parce que le regard de celui ou celle qui offre un cadeau pétille de joie et le regard de celle qui reçoit s'illumine à chaque déchirement du papier cadeaux.
Les deux protagonistes se retrouvent en communion autour d'un objet qui n'a d'importance que ce qu'il est mais qui provoque ce qu'il y a de plus beau au monde, l'amour et la communion que peuvent avoir deux personnes n'ayant aucune arrière pensée.
Et ça, croyez moi, c'est vraiment un instant fugace de bonheur et rien que pour cela, la vie vaut vraiment d'être vécue.
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