Le tabac est une drogue qui tue tout les jours des millions de gens.
Affirmation bien simpliciste j'en conviens aisément et pourtant cela résume tellement bien la situation.
Au début, on est toujours hésitant, on n'est pas sûr, on a peur de s'engager sur le long chemin du fumeur étant donné que bon nombre de gens autour de nous nous disent ou nous font comprendre qu'il est facile de mettre un pied dans le plat mais qu'un fois lancé, on ne sait pas ou cela va s'arrêter.
Comme beaucoup, pour ne pas dire tout le monde, on pense qu'il s'agit d'un engagement à vie mais que l'on pourra y mettre un terme aussi facilement que le jour ou l'on a gratté sa première allumette pour faire naitre ce sentiment de pouvoir exaltant que procure la première aspiration vers le bonheur que cela est censé procurer.
Ce n'est que quelques années plus tard que l'on se rend compte plus ou bien des méfaits des avantages que nous y avions vu.
Bien évidemment, on accuse la terre entière, les vendeurs de charme mais au final, nous ne sommes ni plus ni moins que nos propres bourreaux aveuglés par l'illusion du partage promis.
Souvenez-vous de ce jour merveilleux ou vous avez croisé cette gitane voluptueuse dans sa robe en dentelle, sa belle couleur blonde, son emballage si sexy.
Avez-vous résisté à l'appel du large, aux vents porteurs de tant de délices, à l'alchimie qui c'est créée à l'instant même ou vous avez posé les yeux sur elle.
Cette beauté fatale si coquine avec vous et si complice dans vos moments de doutes, dans vos questions.
On se dit que l'on a trouvé son paradis, que le nirvana est enfin notre monde et que rien ne pourra perturber ce bonheur sans tâche.
Que neni et que Zeus neni vous dis-je aujourd'hui sans honte aucune.
C'est lorsque l'on ouvre les yeux que l'atrocité de cet être vil créé par l'homme pour l'homme avec tout son coeur qu'apparait la noirceur et la fourberie qui est sienne et qui l'a toujours été.
On pensait bien se connaître, bien connaître ses moindres appâts mais il n'en est rien car dans la boutique ou vous êtes entré, la salle du fond n'est autre que le musée des horreurs.
Le tabac tue, qu'importe, nous avons tous fumé et nous fumerons tous de nouveau.
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