Françaises, français, mes chers compatriotes.
Depuis mon arrivée au pouvoir, j'ai mis en oeuvre ma vision de la France et à faire de votre pays un lieu où la pauvreté, la misère, la précarité, l'individualisme, l'inégalité, la violence, la peur et j'en passe et des pires sont devenus les valeurs fondamentales de ma république qui fût vôtre.
Sous le fallacieux prétexte de l'égalité, je me suis employé à réformer vos retraites et ainis appauvrir les bénéficiaires en nivelant les pensions par le bas avec l'accord de l'ensmeble des syndicats qui, contrairement à vous, a applaudi des deux mains.
Les syndicats, aux ordres, n'ont rien eu à redire et m'ont de fait laissé les coudées franches pour que je puisse contempler l'exode du savoir faire français et assister aux délocalisations de vos industries avec je l'avoue, la complicité des patrons que leur cupidité a aveuglé.
Ceci a largement contribué à l'avénement de mes valeurs républicaines plus proche du dictat que de la participation et rend un peu plus chaque jour la France dépendante de ce que vous nommez le sarkozysme.
Derrière la bannière étoilée de la fraternité, vous m'avez adoubé et permis d'envoyer au pays des sables et des cailloux vos enfants se faire massacrer par centaines.
Votre sensibilité sélective, actionnée à ma convenance, me légitime aux yeux du monde comme un libérateur, digne du pays des droits de l'homme, dans les rues de tripoli et comme un ami précieux à kaboul alors que dans les deux cas, la situation est pire qu'avant.
J'ai même fait voler ce somptueux avion à réaction qu'est le rafale dont personne ne veut depuis des lustres et que vous entretenez à prix d'or.
Au nom de la liberté que vous chérissez et revendiquez à tout bout de champs mais que vous êtes incapables de faire respecter, j'ai érigé en loi l'insécurité chronique et ainsi pu tisser sur le territoire français une toile policière aux pouvoirs répressifs que je régule comme bon me semble au gré de mes envies, de mes humeurs.
La presse elle même obéit à chacun de mes caprices et contrairement à leur éternelle revendication, je muselle et espionne à tours de bras et plus les ficelles sont grosses, plus elle n'y voit que du feu.
Même internet, votre soit disant espace de liberté est sous contrôle et je remercie au passage les artistes français que leur cupidité a aveuglé. Au nom de la protection des oeuvres et de la création artistique, je scrute sans cesse vos vies et sacrifie sur l'autel de la mégalomanie quelques ados prépubères ayant piratés trois navets et quatre daubes.
Grace à vous, j'ai, sans opposition aucune, plus que triplé mes revenus et si le gel de ces derniers n'a pas suffit à calmer votre célèbre ralerie gaulienne, j'ai aussitôt fait de même avec vous en gelant les plafonds des barèmes de l'impôt sur le revenu.
Ainsi, je permet à ceux qui s'acquittaient déjà de l'impôt de m'en donner encore plus et à ceux qui échappaient à son réglement de pouvoir enfin y être assujetti.
Je profiterais de cette mane financière pour organiser des G20 à grands frais et financer moultes déplacements aussi inutiles qu'ils me sont agréables.
Quant à ma réélection, j'ai suffisament de taxes à réduire et d'inégalités sociales à dénoncer pour que vous vous précipitiez aux urnes et n'en faire qu'une simple formalité de mon passage à l'an 2 de mon ère et si vraiment cela ne suffit pas, j'agiterais le drapeau de l'extrèmisme qui fonctionne à tous les coups quant à la mollesse socialiste, elle parle d'elle même.
Je vous souhaite un bon réveillon, profitez-en bien.
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